La chronique de Sandrine Connault : Le mépris


Il y a dans notre société une atmosphère particulièrement nauséabonde, diffusée par la bien-pensance journalistique et politique,  où la légitime pensée de chacun est méprisée. 

A force de moraliser, d'oppresser, d'ignorer, et ainsi de rabaisser le peuple décideur depuis de nombreuses années, ces élites de pacotille ont créé un monstre impossible à contrôler : La colère. L'idée qu'il faut tout casser pour reconstruire a fait son chemin poussée par la lassitude d'un pouvoir toujours plus corrompu. 

Dans un pays libertaire, il n'est pas normal de refuser d'écouter et de continuer au nom d'une République devenue inexistante à adopter un comportement égoïste, autoritaire, et intéressé. Un État ne se brade pas comme un objet dans une brocante européenne et internationale. Ce n'est pas une source financière infinie pour un enrichissement personnel. Ce n'est pas non plus un sujet de polémiques multiples ou un terrain de jeu pour des guerres virtuelles.   Faire cette apologie, c'est se rendre inévitablement coupable des conséquences. 

Un État est avant tout une Nation dont la grandeur dépend des femmes et des hommes qui la constituent avec des valeurs universelles communes. C'est un peuple debout et fier de ce qu'il est.  Aussi, quand les silences d'hier, nommés par erreur, indécis, par les grands analystes sourds et aveugles, s'exprimaient dans les isoloirs, quand des années de tartufferie seront sanctionnées au profit d'inconnus historiquement effrayants, sera-t-il bien honteux de continuer à mépriser … 



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